
Il est né à Valence, mais a séjourné avec son père à Kassel, dans l'Allemagne d'après les ravages de la guerre. Son père démissionnera de l'Armée, refusant d'aller en Indochine.
Après être entré à l'École nationale des beaux-arts de Lyon à 16 ans, puis à l'École nationale supérieure des Arts décoratifs à Paris, il débute, en 1969, dans la revue Pilote ; il a alors 23 ans. Son premier album est Rumeur sur le Rouergue, publié en 1971 dans Pilote, sur un scénario de Pierre Christin. Depuis, il a gagné une importante popularité dans le monde de la bande dessinée, même si son lectorat se limite à un public francophone, adulte et littéraire.
L'univers de Tardi est facile à résumer : les faubourgs de Paris, les anars, quelques monstres, des soldats et la guerre, et, partout, la misère qui poisse, la révolte... L'œuvre de Tardi est très explicite. Son travail sur la Première Guerre mondiale est salué unanimement. Son grand père avait été gazé pendant cette guerre. De ses choix d'auteurs (adaptés, illustrés comme Céline, Daniel Pennac, Jean Vautrin...) se dégagent des cohérences affectives, imaginaires mais aussi politiques.
Son style peut sembler proche de la ligne claire de Hergé (que l'on pense, par exemple, aux bulles très bd), mais les ouvrages de Tardi ont une nette tendance à ridiculiser le concept du « héros », ses personnages peuvent être des anti-héros complets, des victimes de la marche du monde sans prise (sauf accidentelle) sur celui-ci, voire de simples témoins refusant d'agir autrement que pour leur propre compte.
1 commentaire:
Tous des agités ces Valentinois
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